03 Mission 003 · Onboarding

Automatisation du KYC institutionnel et de l'entrée en relation.

L'entrée en relation institutionnelle cumule trois sources de friction : volume documentaire, exigence réglementaire LCB-FT, contraintes de temps imposées par le calendrier de souscription. Son industrialisation accélère le cycle sans relâcher le contrôle.

Mis à jour le 2026-05-23

Pourquoi automatiser le KYC institutionnel

Le KYC institutionnel est une charge réglementaire incompressible. Mais sa structure standardisée et son volume cyclique en font l'un des terrains les plus rentables pour l'industrialisation.

L'entrée en relation d'un souscripteur institutionnel — compagnie d'assurance, mutuelle, fonds souverain, fonds de fonds — implique la collecte d'une vingtaine de documents : statuts, kbis ou équivalent étranger, identification des bénéficiaires effectifs, structure de gouvernance, attestations LCB-FT, classification MIF II, situation fiscale, déclarations de risques. Chaque document doit être vérifié, recoupé avec des bases tierces, archivé, daté.

Cette charge se concentre sur le RCSI et le RCCI dans les structures intermédiaires, où la fonction n'est souvent pas dédoublée. Elle entre en tension directe avec leur rôle de contrôle de second niveau et de pilotage du dispositif de conformité.

8-15 jours délai médian de traitement d'un dossier KYC institutionnel standard en société de gestion intermédiaire. Réduction observée à 2-4 jours après industrialisation. Source : observations sur missions Brakial 2024-2026

Périmètre couvert

La mission couvre l'ensemble des étapes de l'entrée en relation institutionnelle, depuis le premier contact jusqu'à l'archivage réglementaire du dossier.

Collecte documentaire

  • Portail souscripteur — interface pour le dépôt sécurisé des pièces par le souscripteur ou son mandataire
  • Pièces juridiques — statuts, certificat d'immatriculation, délégations de pouvoir
  • Pièces fiscales — formulaires FATCA, CRS, attestations de résidence fiscale
  • Pièces conformité — attestations LCB-FT, classification MIF II, profil de risque
  • Bénéficiaires effectifs — identification UBO selon le seuil applicable

Vérification et filtrage

  • Filtrage sanctions — listes OFAC, UE, ONU, gel des avoirs Direction générale du Trésor
  • Screening PEP — personnes politiquement exposées et personnes liées
  • Vérification kbis et équivalents étrangers — auprès des sources officielles
  • Cohérence UBO — recoupement avec les registres de bénéficiaires effectifs
  • Analyse réputationnelle — sources de presse, bases de risques

Décision et archivage

  • Fiche de décision — synthèse pré-formatée pour validation RCSI / RCCI
  • Dossier réglementaire complet — archivé avec horodatage et traçabilité
  • Renouvellement périodique — déclenchement automatique du re-KYC selon la classification de risque

La chaîne KYC industrialisée

L'architecture type d'une chaîne KYC industrialisée s'organise en quatre couches superposées. Chaque couche est traçable, auditable, et peut être désactivée ponctuellement par une décision conformité.

Couche 1 — Collecte

Portail sécurisé d'envoi documentaire. Le souscripteur ou son mandataire dépose les pièces selon une checklist générée automatiquement à partir de sa typologie (compagnie d'assurance, fonds de fonds, fondation, etc.) et de sa juridiction. La checklist intègre les obligations FATCA / CRS et les obligations spécifiques aux juridictions à risque.

Couche 2 — Vérification automatisée

Filtrage automatique des sanctions internationales, screening PEP, vérification kbis ou équivalent, cohérence des bénéficiaires effectifs. Les écarts sont identifiés et présentés à la conformité avec leur contexte. Les correspondances sur les listes sanctions déclenchent un blocage automatique en attente de validation humaine.

Couche 3 — Analyse et synthèse

Construction d'une fiche de synthèse standardisée intégrant : typologie du souscripteur, structure UBO, profil de risque calculé selon la matrice interne de la société de gestion, points d'attention identifiés, recommandation de classification de risque.

Couche 4 — Décision et archivage

Présentation au RCSI / RCCI pour décision. Conservation horodatée du dossier complet et de la décision motivée. Déclenchement du calendrier de renouvellement périodique selon la classification de risque retenue.

Notre méthode

  1. Cadrage conformité — trois à quatre semaines. Cartographie du dispositif existant, identification des sources documentaires, formalisation des matrices de risque, alignement avec les politiques internes LCB-FT et MIF II.
  2. Construction du portail et des connecteurs — six à huit semaines. Mise en place du portail souscripteur, connexion aux sources de vérification, paramétrage des checklists par typologie.
  3. Intégration des contrôles automatiques — quatre à six semaines. Filtrage sanctions, screening PEP, vérifications croisées, calcul de score de risque.
  4. Production en double — deux à trois mois selon le volume. Traitement parallèle chaîne historique et chaîne automatisée, réconciliation des décisions, ajustement de la matrice de risque.
  5. Bascule et transmission — deux à trois semaines. Formation des équipes onboarding et conformité, transfert complet des accès et de la documentation.

Conformité LCB-FT et MIF II intégrée

La conformité réglementaire n'est pas un contrôle ajouté en sortie de chaîne. Elle structure chaque couche du dispositif et conditionne chaque livrable.

Les chaînes KYC Brakial intègrent par construction :

  • Directives anti-blanchiment européennes — 5AMLD, 6AMLD, transposées en droit français
  • Code monétaire et financier — obligations LCB-FT applicables aux sociétés de gestion
  • Lignes directrices ACPR — vigilance constante, profilage du risque, surveillance
  • MIF II — classification des souscripteurs, test d'adéquation, obligations d'information
  • FATCA et CRS — déclarations fiscales internationales
  • RGPD — minimisation, durée de conservation, droit d'accès
  • Loi Sapin II — pour les contreparties exposées à un risque de corruption

Chaque dossier conserve une trace complète : pièces reçues, vérifications effectuées, scores attribués, validations humaines, motivation des décisions. Cette trace est restituable en cas de contrôle AMF ou ACPR.

Livrables et transfert

À la clôture de la mission, vos équipes reçoivent l'intégralité du dispositif. Le transfert est intégral.

  • Code source — déposé sur votre référentiel interne
  • Documentation technique et fonctionnelle — architecture, pipelines, intégrations
  • Matrices de risque — formalisées et paramétrables par votre conformité
  • Runbook opérateur — procédure complète, gestion des cas limites, escalade
  • Documentation conformité — référencement croisé avec chaque obligation applicable
  • Accès nominatifs — sur l'ensemble des infrastructures, exclusivement européennes
  • Formation — équipes onboarding, RCSI, RCCI, avec accompagnement sur les deux premiers mois

Questions liées

Précisions utiles.

Quels investisseurs entrent dans le périmètre KYC institutionnel ?

Le périmètre couvre l'ensemble des souscripteurs non-particuliers : compagnies d'assurance, mutuelles, caisses de retraite, fonds de fonds, fonds souverains, banques privées, multi-family offices, fondations, entreprises souscrivant pour compte propre. Les souscripteurs personnes physiques relèvent d'un cadre KYC distinct, généralement déjà traité par les distributeurs.

L'automatisation remplace-t-elle le RCSI ou le RCCI ?

Non. L'automatisation industrialise la collecte, le filtrage et la vérification documentaire. La décision finale d'entrée en relation reste de la responsabilité du Responsable de la Conformité et du Contrôle Interne (RCCI) et du Responsable de la Conformité pour les Services d'Investissement (RCSI). L'automatisation libère leur temps pour les cas complexes en éliminant la collecte fastidieuse sur les dossiers standards.

Comment garantir la conformité LCB-FT française et européenne ?

Les chaînes intègrent par construction les obligations LCB-FT applicables : directives européennes anti-blanchiment (5AMLD, 6AMLD), code monétaire et financier français, lignes directrices ACPR, recommandations AMF. Le filtrage des sanctions internationales (OFAC, UE, ONU, gel des avoirs), le screening PEP et la vérification UBO sont intégrés au cycle. Chaque dossier conserve une trace réglementaire complète.

Quelle réduction de délai d'entrée en relation peut-on espérer ?

Sur une mission de référence pour une société de gestion traitant cent à trois cents entrées en relation institutionnelles par an, le délai de traitement d'un dossier standard passe de huit à quinze jours ouvrés à deux à quatre jours ouvrés. Les dossiers complexes — fonds souverains, structures à juridictions multiples, montages fiduciaires — conservent une durée de traitement supérieure qui demande l'intervention humaine.

Où sont stockés les dossiers et les données personnelles ?

Exclusivement en Union européenne. Les infrastructures utilisées sont hébergées sur des datacenters européens. Un Data Processing Agreement est signé avec chaque entreprise cliente. La durée de conservation est paramétrée selon les obligations légales applicables (typiquement cinq ans après la fin de la relation pour les données LCB-FT). Les données ne sont jamais utilisées pour entraîner un modèle d'intelligence artificielle public.

Comment la mission se termine-t-elle ?

Par un transfert complet : code source, infrastructures, runbook opérateur, documentation conformité, formation des équipes onboarding et conformité. Le dispositif devient propriété de votre société de gestion. La maintenance externalisée est optionnelle. Vos équipes peuvent faire évoluer le dispositif au rythme des évolutions réglementaires sans intervention extérieure.

Engager le cadrage.

Un premier entretien de 30 minutes pour identifier les chaînes éligibles à l'industrialisation, sans engagement. Le cadrage débouche sur un modèle opérationnel cible chiffré.

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